27 octobre 2008

Métamorphose

Au lieu de finaliser mon voyage je m'amuse à recomposer les 4 saisons de l'automne
Au lieu de potasser les aspects pratiques, ma seule préoccupation ? les livres qui m'accompagneront...

1er octobre
9 octobre
17 octobre
27 octobre
... il est temps pour moi d'aller voir d'autres horizons.

25 octobre 2008

Coplas por la muerte de su padre Paco Ibanez

Merci Nathalie pour ces couplets.




Recuerde el alma dormida, avive el seso y despierte contemplando como se pasa la vida, como se viene la muerte tan callando cuan presto se va el placer cuando después de acordado da dolor como a nuestro parecer cualquiera tiempo pasado fue mejor

Este mundo es el camino para el otro que es morada sin pesar mas cumple tener buen tino para andar esta jornada sin errar partimos cuando nacemos, andamos mientras vivimos y llegamos al tiempo que fenecemos, así que cuando morimos descansamos

Los placeres y dulzores de esta vida trabajada que tenemos no son sino corredores y la muerte la celada en que caemos no mirando a nuestro daño corremos a rienda suelta sin parar y es que vemos el engaño y queremos dar la vuelta no hay lugar

Esos reyes poderosos que vemos por escrituras ya pasadas con casos tristes llorosos, fueron sus buenas venturas trastornadas así que no ha cosa fuerte, que a Papa, emperadores y prelados así los trata la muerte como a los pobres pastores de ganado

Después de puesta la vida tantas veces por su ley al tablero después de tan bien servida la corona de su rey verdadero después de tanta hazaña a que no puede bastar cuenta cierta en la su villa de Ocaña vino la muerte a llamar a su puerta

Diciendo buen caballero dejad el mundo engañoso y sus halagos vuestro corazón de acero muestre su esfuerzo famoso en este trago y pues de vida y salud hicisteis tan poca cuenta por la fama esfuércese la virtud para sufrir esta afrenta que os llama

Así con tal entender todos sentidos humanos conservados cercado de su mujer y de sus hijos y hermanos y criados y el alma quien se la dio, la cual la vio en el cielo en su gloria y aunque la vida perdió, dejonos harto consuelo su memoria

20 octobre 2008

Il est parti, mi papacito

Il fait très beau ce matin, froid aussi, comme hier, et encore avant hier, journées d'octobre, merveilleuses, clémentes, d'ors, de toute la palette de jaunes et rouges d'automne.

Ce matin à l'aube il est parti, le fort en gueule, le coriace, le rebelle, l'amoureux de la vie, le passionné de l'accordéon, du foot, de la nature, des bistrots et du carton, le travailleur, le musicien dans l'âme,
celui avec lequel ma maman a partagé presque 60 années,
celui avec lequel ma maman a eu 13 enfants.
Il est parti, a rendu l'âme, a livré son dernier combat, avec dignité, jusqu'au bout.

Il a résisté, depuis l'année dernière, lui qui parlait si peu à la maison, mais n'a jamais été aussi loquace que depuis sa trachéo et l'ablation de ses cordes vocales.
Samedi encore, toute une expédition, un pélerinage, revoir son lieu de naissance, "le bistrot" et se jeter non pas une mais deux bières, mes soeurs l'ont emmené, bouteille d'oxygène comprise, il voulait se rendre dans le petit cimetière ou repose la sienne de maman, morte lorsqu'il n'avait que 14 ans. Il ne s'est pas contenté de l'entrée, non il a voulu se recueillir sur sa tombe, il paraît qu'il s'est mis à sourire, puis à rire, quels souvenirs ont alors afflué à sa mémoire ? lui a-t-il dit qu'il la rejoignait enfin ? je crois qu'il savait, qu'il en avait marre de se battre, qu'il avait enfin accepté. Car s'il souffrait, tous les autres autour de lui aussi...

Je lui ai rendu visite hier, contrairement à la dernière fois où j'avais l'impression d'être transparente, son visage s'est illuminé, un sourire immense, encore plus grand à la vue de ma fille et de son joli ventre rond de future maman, il exprimait un bonheur immense, dans ses yeux une joie d'enfant émerveillé devant un sapin de Noël... Son regard, une réconciliation pour moi.
Il ne pouvait plus jouer de son accordéon, ni même de l'orgue ou du piano, alors je savais...
va-t-on lorsqu'on meurt ? lui, j'espère au ciel des accordéons/accordhédonistes.
A Dios mi papacito...
20 octobre 2008 à 18 h 34

15 octobre 2008

Internationalisation de l'Amazonie

Une amie vient de m'envoyer ce discours. Bien qu'il soit de mai 2000...
Superbe réponse du ministre brésilien de l'éducation interrogé par des étudiants aux Etats-Unis sur l'internationalisation de l'Amazonie.
Discours du ministre brésilien de l'Éducation aux États-unis. Pendant un débat dans une université aux États-unis, le ministre de l'Éducation Cristovam Buarque, fut interrogé sur ce qu'il pensait au sujet de l'internationalisation de l'Amazonie. Le jeune étudiant américain commença sa question en affirmant qu'il espérait une réponse d'un humaniste et non d'un Brésilien.
Voici la réponse de M. Cristovam Buarque. En effet, en tant que Brésilien, je m'élèverais tout simplement contre l'internationalisation de l'Amazonie. Quelle que soit l'insuffisance de l'attention de nos gouvernements pour ce patrimoine, il est nôtre.
En tant qu'humaniste, conscient du risque de dégradation du milieu ambiant dont souffre l'Amazonie, je peux imaginer que l'Amazonie soit internationalisée, comme du reste tout ce qui a de l'importance pour toute l'humanité. Si, au nom d'une éthique humaniste, nous devions internationaliser l'Amazonie, alors nous devrions internationaliser les réserves de pétrole du monde entier. Le pétrole est aussi important pour le bien-être de l'humanité que l'Amazonie l'est pour notre avenir. Et malgré cela, les maîtres des réserves de pétrole se sentent le droit d'augmenter ou de diminuer l'extraction de pétrole, comme d'augmenter ou non son prix. De la même manière, on devrait internationaliser le capital financier des pays riches. Si l'Amazonie est une réserve pour tous les hommes, elle ne peut être brûlée par la volonté de son propriétaire, ou d'un pays. Brûler l'Amazonie, c'est aussi grave que le chômage provoqué par les décisions arbitraires des spéculateurs de l'économie globale. Nous ne pouvons pas laisser les réserves financières brûler des pays entiers pour le bon plaisir de la spéculation. Avant l'Amazonie, j'aimerais assister à l'internationalisation de tous les grands musées du monde.
Le Louvre ne doit pas appartenir à la seule France. Chaque musée du monde est le gardien des plus belles oeuvres produites par le génie humain. On ne peut pas laisser ce patrimoine culturel, au même titre que le patrimoine naturel de l'Amazonie, être manipulé et détruit selon la fantaisie d'un seul propriétaire ou d'un seul pays. Il y a quelque temps, un millionnaire japonais a décidé d'enterrer avec lui le tableau d'un grand maître. Avant que cela n'arrive, il faudrait internationaliser ce tableau.
Pendant que cette rencontre se déroule, les Nations unies organisent le Forum du Millénaire, mais certains Présidents de pays ont eu des difficultés pour y assister, à cause de difficultés aux frontières des États-unis. Je crois donc qu'il faudrait que New York, lieu du siège des Nations unies, soit internationalisé. Au moins Manhattan devrait appartenir à toute l'humanité. Comme du reste Paris, Venise, Rome, Londres, Rio de Janeiro, Brasília, Recife, chaque ville avec sa beauté particulière, et son histoire du monde devraient appartenir au monde entier.
Si les États-unis veulent internationaliser l'Amazonie, à cause du risque que fait courir le fait de la laisser entre les mains des Brésiliens, alors internationalisons aussi tout l'arsenal nucléaire des États-unis. Ne serait-ce que par ce qu'ils sont capables d'utiliser de telles armes, ce qui provoquerait une destruction mille fois plus vaste que les déplorables incendies des forêts Brésiliennes.
Au cours de leurs débats, les actuels candidats à la Présidence des États-unis ont soutenu l'idée d'une internationalisation des réserves florestales du monde en échange d'un effacement de la dette. Commençons donc par utiliser cette dette pour s'assurer que tous les enfants du monde aient la possibilité de manger et d'aller à l'école. Internationalisons les enfants, en les traitant, où qu'ils naissent, comme un patrimoine qui mérite l'attention du monde entier. Davantage encore que l'Amazonie.
Quand les dirigeants du monde traiteront les enfants pauvres du monde comme un Patrimoine de l'Humanité, ils ne les laisseront pas travailler alors qu'ils devraient aller à l'école ; ils ne les laisseront pas mourir alors qu'ils devraient vivre. En tant qu'humaniste, j'accepte de défendre l'idée d'une internationalisation du monde. Mais tant que le monde me traitera comme un Brésilien, je lutterai pour que l'Amazonie soit à nous. Et seulement à nous !

14 octobre 2008

C'est pas moi, c'est Philippe !

J'ai suggéré à Philippe de profiter de ses longs mois "d'hibernage" pour créer un blog ! En attendant je ne résiste pas à partager son dernier message et ses deux photos...

Pour moi en octobre le lundi et pour 6 mois c’est la fin de la semaine la Cascade sera ouverte du vendredi am au dimanche soir, et pendant les vacances.

À moi les grasses matinées, les bouquins sous ma couette (douillette), les bons petits plats, les balades, le bricolage, et le vélo, enfin ! je me retrouve. La saison d’été fut riche en événements, et en bonheur (que vraiment je vous souhaite aussi!).

Ce matin quelle ne fut pas ma surprise de trouver sur ma route un tag m’ordonnant de marcher, et pas loin un gars les bras en croix genre souffre-douleur, et bien sûr, une bonne tête de coupable, et sans aucun doute influencé par son père.

J’ai bien essayé de lui demander pourquoi ? mais inutile de vous dire qu’il est resté de marbre. Bon tout cela pour vous dire que le samedi 1er novembre soirée cinéma au Nideck avec un film d' A. Varda "Les glaneuses" des tranches de vie et beaucoup d'émotion, si si ... places limitées et en plus c’est gratuit. A bientôt . Philippe

Avant qu'il ne disparaisse

Dimanche j'ai trainé, trainé, et subitement une envie de sortir, enfourcher ma bicyclette, partir, ne pas rater çà, avant qu'il ne se sauve, se couche, disparaisse à l'horizon, là-bas à l'ouest, au bout du pays, au Ponant...

06 octobre 2008

Une profane à l'initiée

D'une profane à l'initiée Emi, ce compte-rendu,
Nathalie était attendue...
Abel, Odile et Armelle sont venus,
pour cette soirée fort sympathique, conviviale, gaie, arrosée, voire instructive !

Le vin blanc : excellent ! un petit edelzwicker (assemblage de plusieurs cépages) frais, parfumé, gouleyant.

Le groupe qui animait la soirée : des musiciens chevronnés, mais aussi fameux conteurs, bref des amoureux de leur art, dispensé avec beaucoup d'entrain et d'humour.
Frestel ! ? le nom du groupe, mais aussi l'instrument des "voyageants". Super ce terme, je l'adopte. Désormais moi aussi je serais voyageante (me fait penser à saltimbanques qui eux aussi voyageaient, peut-être dans une autre vie) ! En l'occurence leur frestel était en bois d'orme, 8 notes, d'une pièce, et en outre il servait à s'annoncer (moyen d'identification à distance) il y a fort longtemps... de village en village. Les "voyageants" l'accrochaient à leur cou.

En vrac, ce dont je me souviens, faut pas mourir idiote, mais en vrai certains termes m'étaient familiers.

J'ai donc appris ce qu'était un SIKU (aymara), flûte de pan composée de deux rangées, instrument pour lequel la difficulté est le souffle, difficulté astucieusement contournée par les musiciens car ils jouent à deux (chacun jouant une note sur deux),
QUENA qui veut dire instrument creux, la fameuse flûte des Andes,
CHARANGO, une toute petite guitare, qui a l'origine était fabriquée avec une carapace de tatou,
RONDADOR une flûte d'origine équatorienne,
BOMBO le gros tambour,
... que disais-je, le vin blanc ? très bon

un Harmonium (qui ronronne), et qui, je dois l'avouer avec un petit côté désuet faisait penser à une photo de Martin Chambi "Organiste dans la chapelle de Tinta" Canchis 1935.
Dès les premières notes de ce voyage musical, transportée, dans les Andes évidemment même si je n'y ai jamais mis les pieds, mais bientôt...

Nous avons eu droit à "Est-ce que tu te souviens" j'sais pas l'écrire en quechua, puis une autre pour changer des chansons religieuses ou sentimentales, une "métaphysique" (dixit Pierre le musicien, accordeur de pianos de son état) "Aujourd'hui je suis ici, demain je serais ailleurs", quoi d'autre ? j'ai entendu "bailecito argentin", une néofolklorique (années 60) de Bolivie en solo de charango, valse pour/par harpe, un instrument qui est un haricot de flamboyant séché, petite anecdote bolivienne : lors des fêtes dans les villages, celui qui avait gagné le plus d'argent dans l'année "motomendes", payait à tous les autres, puis Bolivie encore avec "Rio abierta" (j'en suis pas tout à fait sûre).

photo Philippe des Cascades

Sans déc' ils étaient tellement mignons que j'ai eu du mal à croquer la tête !

Le repas "porcin", d'adorables cochons (qui illustrent bien le billet d'Aldeaselva "tout est bon, sain, authentique et sans prétention") et Philippe des Cascades : " Enfin un peu de pudeur au Nideck ! c'est cochon ! mais y a du bon ! les musiciens ont entamé des airs de Roumanie, et là faut pas m'en demander trop, car entre la Transylvanie et les danses à deux temps, 5, 7 voire 11 temps, les rythmes de "chevauchées", gais, agiles, rieurs, "Doïna" musique mélancolique comme le blues, les sonorités déchirantes du violon, j'en perds mon latin...

20 septembre 2008

J'ai vu un soir...




J'ai vu un soir
J'ai vu dans le noir
Jeu de miroir

Danseurs et musique
J'ai entendu la chorégraphie
J'ai entendu les corps
Les muscles rouler sous la peau
et jouer de leurs mots.



Variantes sur même photo prise lors de la représentation (septembre 2008) de "Confidences"

avec l'aimable autorisation de Magic Electro dont je vous invite à visiter le site.

01 septembre 2008

La cathédrale dans tous ses états

Goethe : " Plus je contemple la façade de la cathédrale, plus je suis conforté dans ma première impression qu'ici élévation est alliée à la beauté"





Victor Hugo : " Les portails de l'église sont beaux, particulièrement le portail roman ; il y a sur la façade de très superbes figures à cheval, la rosace est noble et bien coupée, toute la face de l'église est un poème savamment composé. Mais le véritable triomphe de cette cathédrale, c'est la flèche. C'est une véritable tiare de pierre avec sa couronne et sa croix. C'est le prodige du gigantesque et du délicat. J'ai vu Chartres, j'ai vu Anvers, il me fallait Strasbourg...Du clocher, la vue est admirable. On a Strasbourg sous ses pieds, vieille ville à pignons dentelés et à grands toits chargés de lucarnes, coupée de tours et d'églises, aussi pittoresque qu'aucune ville de Flandres...Moi, j'allais d'une tourelle à l'autre, regardant ainsi tour à tour, la France, la Suisse et l'Allemagne dans un seul rayon de soleil...


31 août 2008

Petit ego-trip : Je suis formidable !

Ben oui quoi ! faut bien se le dire de temps en temps ! il fait beau ! les petites attentions...
Un magnifique bouquet de fleurs, une explosion de couleurs, de mi hijo !

Un petit mail de Philippe au sujet du billet sur les cascades du Nideck : Michèle, merci pour le partage d'un bon moment déjà loin mais très proche par la magie "internet" à bientôt au Nideck - Philippe.

Et un autre mail de mi hija cette fois au sujet du billet Il n'est pas de hasards :
Ma petite maman, ma collègue vient de me faire remarquer qu'il s'est produit une éclipse lunaire dans la nuit du 14 ou du 15 août. Voilà pour ta photo mystérieuse, tu avais raison ce n'était pas des nuages mais l'ombre de la terre (que c'est beau et romantique). Bisous travaille bien et arrête de lire tes mails au boulot.
Je me sens privilégiée, j'ai assisté à une éclipse lunaire !


30 août 2008

Carnet de famille "Blog"


Oyé ! Oyé ! un club de lecture est né !

Faites un p'tit tour chez
Loula
qui a rédigé un billet sur l'acte de naissance...

Ensuite visitez cet espace qui se veut convivial
Au fil des mots ...

J'espère et souhaite qu' Emi, Nathalie, Raphaèle, les tenanciers/ères de blogs et évidemment tous ceux les non bloggeurs, les liseurs devant l'éternel, les amoureux de livres, lectures, mots, contribueront à faire tourner cette boutique librairie bibliothèque ! Pour n'en citer qu'une poignée, Joan, Philippe, Béatrice, Isabelle, Martine, Marie, Tom, Jill, ........

Bienvenue !

22 août 2008

Les cascades du Nideck, un bistrot pas comme les autres


"planche remise par le journal"

A Nathalie qui trouvait le monde et les blogs assez amers, ce petit compte-rendu d'un dimanche où l'on se dit que la vie est belle, malgré tout.

Je ne suis pas toujours douée/inspirée pour rédiger quelque chose mais vais néanmoins essayer et présenter le personnage, le lieu et l'ambiance !

Il existe donc des dimanches, -et Dieu sait que beaucoup de gens haient les dimanches-, agréables, pleins d'imprévus, de petits bonheurs...

Une amie me demandait la veille : mon frangin me rend visite, t'es partante pour une virée aux cascades du Nideck ?
Moi : évidemment oui ! j'aime la nature, marcher, et si de plus c'est agrémenté par une visite à un copain qui a quitté la ville pour la campagne, encore oui !

Arrivés en fin de matinée nous saluons d'abord le maître des lieux, dans ce bistrot qui est une atmosphère à lui tout seul, dirigé par ce "tenancier" volubile, et le mot est faible !
Philippe Hubner un personnage, a qui le journal local venait de consacrer un article éloquent !

Ensuite départ pour une randonnée somme toute assez facile (rien à voir avec le Jura ou les Alpes) par un chemin ombragé à travers feuillus et sapins :

Un site légendaire
Située au sud des vestiges d’un château à 534 mètres d’altitude, la cascade du Nideck s’intègre à un site naturel parfaitement conservé. Elle offre ainsi à ses visiteurs des lieux de promenade et de randonnée très appréciés en été pour leur fraîcheur et leur verdeur. La légende des géants du château du Nideck confère au lieu une ambiance particulière, renforcée par son côté sauvage et boisé.
La cascade et le sommet :
D’une hauteur de 25 mètres, la cascade se jette du haut d’une muraille de porphyre. Elle abrite une roche extrêmement ancienne, vestige d’une chaîne de montagnes vieille de plus de 560 millions d’années. Le sommet de la montagne offre, quant à lui, un point de vue exceptionnel sur la vallée de la Bruche. L’accès au site est aisé, des sentiers aménagés ayant été prévus à cet effet. Si en été la cascade se résume à un petit filet d’eau, cela ne retire néanmoins rien au charme et à l’attrait de ce lieu romantique.

Après cette petite "promenade" d'environ 2 h, une boucle qui nous ramène sur la terrasse chez Philippe, un peu affamés et assoiffés nous commandons de quoi rafraîchir nos gosiers et calmer notre faim.

En entrant dans la salle je vais de surprise en surprise, de chouettes peintures aux murs, une table couverte de livres (voir article précédent "Corto en Colombie"), coin lecture, jusqu'aux toilettes où trône un écran d'ordi, en fait cadre et support d'une photo de l'abbé Pierre !

Quelques extraits de l'article et citations de Philippe, ce converti au "bonheur" : "Fini cette société par sectes qui donne des trucs genre pensées uniques" il préfère alors "descendre pour ne pas tomber et plutôt que de rêver sa vie", choisit "de vivre son rêve" ! "Et depuis 5 ans maintenant ce n'est que du bonheur"... au détour d'une envolée politico-lyrique prône volontiers "la décroissance".

En 84 il a fait le tour du monde, a été dans vie, tour à tour : tailleur de pierre, photographe culinaire ou créateur de marionnettes (et il me semble éducateur), et cerise sur le gâteau excellent cuisinier !

Dans son bistrot sont organisés des soirées littéraires et concerts "chapo" c'est-à-dire, gratuits ! il fait circuler un chapeau pour les éventuelles pièces/dons remises aux musiciens !
A ce propos une soirée chilienne est d'ores et déjà programmée le 4 octobre au soir !

Ci dessous quelques vues, si vous cliquez/zoomez sur la planche d'impression (1è photo en début et autres photos) que lui a remis le journal le texte de l'article est lisible !



chichas - ak'a locales


"page du journal "


"Trop facile d'attendre et de compter sur les autres et sur l'Etat. Et dangereux. Sortons de cette torpeur qui nous écrase. Pour éviter que notre inaction devienne un crime contre notre humanité...."


"la ligne bleue des Vosges"

"... et au détour d'un chemin"

knack, salade de papas et de radis et un bon demi

21 août 2008

Corto en Colombie





Merci à CORTO pour ses récits.


18 août 2008

Moi les JO me font ... petit retour sur les JO de la page 123


Je préfère ne pas mettre le mot ..., et tant que nous ne reviendrons pas à des JO et athlètes NUS, comme à l'origine de leurs naissances respectives je ne regarderai pas !

Dans la catégorie olympiades je préfère celles des bloggeurs de la page 123 et décerne des médailles en chocolat :

- pour les enthousiastes joueuses/joueurs qui ont gentiment accepté de jouer le jeu et de passer le relais
- pour les joueuses/joueurs ronchons mais qui sympathiquement répondent deux fois ou biaisent
- pour la joueuse qui n'a pas terminé d'en débattre avec son dernier chapitre
- et même pour le joueur Raphael ma pierre à l'édifice qui doit encore être à la recherche de sa brique
- et pour tous les athlètes joueuses/joueurs en amont et en aval !

Pour l'épreuve organisée par moi-même je nomme :
Nathalie qui a joué et passé le flambeau à une joueuse en panne
Emi qui ronchonne au saut du lit mais nous gratifie de deux réponses
Raphaèle qui n'a pas fini son épreuve d'endurance
Marc qui m'a répondu et discrètement passé le flambeau de Nathalie à Jean-Luc (je sais ça à l'air compliqué, sauf si on est un vrai bloggueur qui n'en a PAS rien à foutre des commentaires)
Raphael qui soit n'a pas trouvé le chemin jusqu'au stade ou a succombé aux fajitas tueuses

à tous une méga tonne de médailles en chocolat !

Je sais, je sais, à plus d'un titre on n'aime pas ce genre de jeux ou chaînes, mais l'important n'est-il pas de participer ? au moins une fois ?

Je n'ai pas de photos d'athlètes NUS pour illustrer, Madame la lune fera l'affaire, pleine cette nuit !

17 août 2008

Eurêka, j'ai trouvé

Par rapport, à mon billet j'ai trouvé, ce matin en me réveillant, le lien, c'est que vous tous, à votre façon, êtes des conteurs/narrateurs.
J'ai aussi consulté mon oracle -on ne rit pas- : "Saturne est en harmonie avec votre Venus natale : Aujourd'hui, vous ressentirez un grand besoin de stabilité affective et de preuves d'amour. Vous aurez pleinement conscience de vos sentiments et de vos envies."
Et, fait rare, en ouvrant les volets tout à l'heure, ceux de cette fenêtre qui me permet d'avoir la vue sur l'église en face, cette vue si souvent photographiée -d'ailleurs le ciel est teinté d'un beau rosé aujourd'hui- un inconnu qui sortait de la boulangerie en bas de chez moi, m'a gratifiée d'un joyeux et sonore et souriant "Bonjour ! bien dormi ?", je le répète, fait tellement rare dans cette société ou l'indifférence est reine qu'il mérite d'être souligné !
Et, pour une fois, une petite vue, non pas de ma fenêtre, mais vers chez moi...
(par un matin blafard pluvieux sur le chemin de mon boulot)

Buenas noches


(photo 16 août 2008 dans un petit village)

Une fois de plus il est hyper tard, je ferme donc, boutique, auberge, bistrot, ou taverne (pas mal) comme vous voulez ! je suis quand même née, petite fille et arrière petite fille de ces endroits que sont ces lieux de perdition/publics.


(photo 16 août 2008 dans un petit village)

16 août 2008

Il n'est pas de hasards...


(ce même soir)

Par une étrange association d'idées, une lune bizarre ce soir -tronquée et lointaine- alors que pleine, ou est-ce la visite-retour à mes sources aujourd'hui ?
Toujours est-il qu'en repensant à toute cette histoire de tag de livres, Loula deux syllabes+Patxi/Bourdieu+Marc/Les damnés de la terre+Raphaèle la littéraire marionnettiste+Emi des montagnes+ Raphaêl qui se manifeste trop peu souvent, m'est revenu à l'esprit :
Tobie Nathan ethnopsychiatre pour son livre co-écrit avec Lucien Hounkpatin : La parole de la forêt initiale, et un autre Dieu Dope que m'avaient fait découvrir entre beaucoup d'autres une amie chère, un ange en sandales et blouse blanche comme dans la chanson de Barbara "Le couloir de paroles" !
Tiens ! je vais les relire et vous les recommande.
Chez moi je n'ai plus que la "Parole de la forêt initiale", la dédicace : "Pour Djimoun, celle qui est née en avant, Mon (avec un accent aigû sur le o) djuba avec notre respect..." Par jeu et curiosité , je l'ai ouvert à la page 123, c'est assez troublant (vous pouvez vérifier) :
"Se divertir avec le mort". Une fois les premières cérémonies terminées, on cherche à se réjouir avec le mort, afin de débuter une nouvelle vie avec lui dans la gaieté. C'est sans doute pour cette raison qu'il faut manger, boire, danser. On invite aussi les ancêtres à la fête afin de calmer les querelles et les inciter à accueillir le mort dans leur univers. C'est la première rencontre du "nouvel initié" -le mort- avec les ancêtres, ses nouveaux compagnons dans le monde où il accède. Ils se réjouiront à cette occasion avec et à travers les vivants.
Je me/vous rassure personne n'est décédé aujourd'hui dans mon espace.

15 août 2008

à Emi, Raphaèle, Nathalie, Marc et Raphael

Loula deux syllabes pour une écriture magique m'a ‘taggée’ ! à votre tour maintenant !
Il vous faut transcrire la 5ème phrase de la page 123 et les trois phrases suivantes du livre que vous lisez en ce moment.
1 - Indiquez le nom de la personne qui vous a taggué avec un lien vers son blog
2 - Prenez le livre que vous lisez actuellement à la page 123
3 - Recopiez le texte de la 5ème phrase et des 4 suivantes (j'en ai rajouté une) !
4 - Indiquez l'année de parution, édition, titre et auteur du livre
5 - Choisissez 5 autres blogueurs/blogueuses pour leur demander ce qu’ils lisent.
J'accepte avec plaisir de partager avec vous ce qui suit et que je découvre en même temps puisque je me suis arrêtée page 106 !
"Elle jugea que, comme la vieille Barberia Gomez, elle avait, elle aussi, besoin d'une rénovation majeure. Le lendemain matin, elle mit sa plus belle robe et ses plus belles chaussures, et entassa une grosse somme d'argent dans un sac. Elle rangea le reste de ses vêtements et de ses provisions dans des boîtes qu'elle laissa sur le seuil de sa maison pour un pauvre. Elle se rendit au vieux salon de coiffure et assigna des tâches particulières à chacune des trois soeurs Morales. Elle serait de retour dans deux semaines, leur dit-elle."
Il s'agit d'un livre cité dans un post précédent : Dans la ville des veuves intrépides de James Canon paru en 2008 et édité par Belfond 12, Avenue d'Italie 75013 Paris !
En prime je vous rajoute la dédicace du livre : "Ce livre est dédié à ma mère, à ma grand-mère et à toutes les femmes de la terre"
"Le jour viendra où les hommes reconnaîtront les femmes comme leurs égales, non seulement au coin du feu, mais dans les conseils nationaux. Alors, et alors seulement, verra le jour la parfaite camaderie, l'union idéale des sexes, qui conduira à l'accomplissement le plus haut de l'espèce humaine". Susan B. Anthony.
Voilà, il ne me reste plus qu'à décider des heureux élus :
en espérant qu'ils voudront bien eux aussi se plier au jeu ! Bonne soirée et bonne lecture !

Photo Jules

12 août 2008

Pour tous les enfants et les grands qui ont su garder une infime capacité à s'émerveiller

Je n'y résiste pas et suis retournée faire des photos de bulles ...
A lire la joie manifeste des bloggueurs voici ma modeste contribution
Pour Evo,
A défaut de champagne des bulles magiques de savon ...

10 août 2008

Je ne sais pas pour VOUS, mais moi j'ai gardé ...

au fond de moi cette part de mon âme et de mon coeur d'enfant, de saine curiosité et aussi de compassion à la lecture de certains livres, j'ai gardé cet intérêt pour la découverte de l'autre, des autres, du monde en général, l'émotion et les rêves suscités intacts ...
Chez nous les livres étaient rares, et fort heureusement ma grand-mère maternelle déjà évoquée au début de ce blog, femme de tête, "mal-aimée" par mes frangines pour son attitude de "commandant en chef" (née en 1897 elle avait des excuses, orpheline à 13 ans, deux guerres...la pôvre) m'a transmis son amour immodéré pour les livres et les histoires, l'histoire et le monde en général...
Mais bon ce n'est pas le sujet ! cette grand mère donc, il lui arrivait d'offrir des livres, dont le fameux "Berger des Andes" d'un nommé Erich Wustmann dans une collection qui n'existe plus (sauf sur les sites de livres anciens) -Bibliothèque de l'Amitié- édité en 1962. Après moult recherches sur le net j'ai fini par trouver et acheter trois exemplaires !
Ce livre, je l'ai lu et relu, abandonné pendant quelques années, mais quand on aime c'est récurrent ...

(tjrs même mode d'emploi : cliquer sur les photos pour les agrandir)

L'impact que ce livre a eu sur la petite fille que j'étais, est comme le concept du développement : durable.

Je n'arriverai jamais à bout de ce billet ! donc cet écrivain était en fait un ethnologue allemand, dont on ne trouve quasiment aucun renseignement, et pour cause, mais sans doute est-ce mon imagination, il était originaire d'Allemagne de l'Est !
Erich Wustmann source wikipédia

Et un Article

Die exotischen Abenteuer des Erich Wustmann
Erich Wustmann besuchte allein und mit seiner Familie die Völker der Welt.
Seine Fernsehsendungen "Unter Indianern, Lappen und Beduinen" waren Straßenfeger, seine Bücher gab´s nur unterm Ladentisch : Erich Wustmann war der berühmteste Forschungsreisende und Völkerkundler der DDR, dessen Bestseller immer auch parallel im Westen erschienen.Die Abenteuertouren begannen schon Ende der 20er Jahre, als er tollkühn mit einem Faltboot über die Nordsee nach Norwegen fuhr. Eine Richtung, die er später auch mit seiner Familie einschlug; seine älteste Tochter wurde am norwegischen Eismeer geboren. Das Volk der Sami (damals nannte man sie Lappen) war ihm ebenso vertraut wie später die Indianer Brasiliens und die Beduinen in der Wüste. Zu einer Zeit, als die DDR eine Mauer um sich zog, reiste er weiter durch die Welt.

Ma traduction : Les aventures exotiques (sic) d'Erich Wustmann.Il partait seul et en compagnie de sa famille à la découverte des peuples du Monde. Ses émissions de télévision "Parmi les Indiens, les Lappons et les Bédouins" (là je ne trouve pas de synonyme, mais en gros : -ses films balayaient les routes et paysages- à mon humble avis je pense que cela fait référence à sa façon de filmer), on ne trouvait ses livres que "sous" le comptoir. Erich Wustmann était le plus célèbre explorateur et ethnologue de la RDA dont les best-seller apparaissaient toujours parallèlement à l'ouest. Le tour de ses aventures commença à la fin des années 20, quand il eut l'audace de se rendre en Norvège par la mer du Nord en canot pneumatique. Une direction qu'il prit aussi plus tard avec sa famille ; sa fille aînée était née près de l'océan glacial norvégien. A cette époque le peuple lappon "Sami" lui était aussi familier que plus tard les Indiens du Brésil et les Bédouins dans le désert. Lorsque le rideau de fer (mur de Berlin) fut érigé lui continua à voyager de par le monde.

De sa plume sont nées une soixante d'oeuvres.

En voyant "bibliothèque de l'amitié" d'aucun aura pensé, encore un livre bien moral et catho, les gentils blancs d'un côté et les méchants indigènes de l'autre, et bien non justement ! j'en ai offert un exemplaire à Raphaèle/Ismaelita qui m'avait écrit :

"Effectivement, c'est une belle introduction à l'univers andin ! Je comprends que cela ait passionné la petite fille que tu étais. Et, chose rare, ce livre interroge la relation entre les différents mondes qui coexistent au Pérou.
Quand j'étais là-bas, j'ai marché quelques jours avec un jeune indien qui s'appelait justement Nilo. Il avait perdu ses parents pendant la guerre entre l'armée et le Sentier Lumineux."

Ce à quoi je lui avais répondu :

"Pour en revenir au Berger des Andes, je me suis longtemps demandé pourquoi ce livre m’avait tellement marquée ! Très tôt j’ai été confrontée à une espèce de « racisme social » : d’abord la situation géographique de l’Alsace, les histoires véhiculées de la dernière guerre mondiale, puis mes parents l’un protestant, l’autre catholique, et puis l’école primaire où les enfants de confessions différentes étaient séparés (les juifs allaient chez les protestants) et pas seulement ! les garçons et les filles aussi, pourtant c'était une école publique ! et aussi le fait d’être issue d’une famille nombreuse… et puis, et puis..... le regard des autres…… les injustices sociales…
Et dans ce livre, quand même ! il y a des photos ! et des illustrations ! Ayacucho et le Lac Titicaca sont situés sur le plan à l'intérieur de la couverture !
Les télés étaient rares, (quoique par intermittence nous en ayons eu et du coup ce sont tous les enfants voisins qui se rajoutaient à la tribu), les livres peu nombreux (j’ai éclusé toute la bibliothèque scolaire) et surtout j’avais une grand-mère qui savait raconter ! "

... et l'histoire se situe à Puno, Pucashinga,Tiahuanaco, le lac Titicaca...

A Mi Patxi

Nous voilà déjà demain et pourtant
Je suis encore en équilibre sur hier et aujourd'hui
Et c'est à cheval sur ces instants ephémères
Que je veux remercier Patxi d'exister
et tous ceux qui comme lui
aiment et souffrent de cette humanité...