Qui es-tu ? Clandestin nocturne
Je suis la main qui fait hurler la couleur
Sur le mur décrépi
La muraille branlante
La palissade ouverte
Où la cloison lépreuse
Que veux-tu ? Je veux forcer vos yeux
Je suis l'artiste, le créateur autoritaire
Qui au petit matin, offre sa fresque fraîche
Aux blâmes des regards qui errent
Pleins de sommeil et de soucis retrouvés.
Je ne dégrade pas, je régale vos murs
De mes printemps malades.
Naïf je ne fais que passer
Mais mon oeuvre éphémère
Furtivement tracée
Venue de mes nuits blanches
Exutoire de ma violence
Est l'élan généreux, spontané et bavard
De l'anonyme et banal passant
Que vous n'avez jamais reconnu d'un regard.

















