12 août 2008

Pour tous les enfants et les grands qui ont su garder une infime capacité à s'émerveiller

Je n'y résiste pas et suis retournée faire des photos de bulles ...
A lire la joie manifeste des bloggueurs voici ma modeste contribution
Pour Evo,
A défaut de champagne des bulles magiques de savon ...

10 août 2008

Je ne sais pas pour VOUS, mais moi j'ai gardé ...

au fond de moi cette part de mon âme et de mon coeur d'enfant, de saine curiosité et aussi de compassion à la lecture de certains livres, j'ai gardé cet intérêt pour la découverte de l'autre, des autres, du monde en général, l'émotion et les rêves suscités intacts ...
Chez nous les livres étaient rares, et fort heureusement ma grand-mère maternelle déjà évoquée au début de ce blog, femme de tête, "mal-aimée" par mes frangines pour son attitude de "commandant en chef" (née en 1897 elle avait des excuses, orpheline à 13 ans, deux guerres...la pôvre) m'a transmis son amour immodéré pour les livres et les histoires, l'histoire et le monde en général...
Mais bon ce n'est pas le sujet ! cette grand mère donc, il lui arrivait d'offrir des livres, dont le fameux "Berger des Andes" d'un nommé Erich Wustmann dans une collection qui n'existe plus (sauf sur les sites de livres anciens) -Bibliothèque de l'Amitié- édité en 1962. Après moult recherches sur le net j'ai fini par trouver et acheter trois exemplaires !
Ce livre, je l'ai lu et relu, abandonné pendant quelques années, mais quand on aime c'est récurrent ...

(tjrs même mode d'emploi : cliquer sur les photos pour les agrandir)

L'impact que ce livre a eu sur la petite fille que j'étais, est comme le concept du développement : durable.

Je n'arriverai jamais à bout de ce billet ! donc cet écrivain était en fait un ethnologue allemand, dont on ne trouve quasiment aucun renseignement, et pour cause, mais sans doute est-ce mon imagination, il était originaire d'Allemagne de l'Est !
Erich Wustmann source wikipédia

Et un Article

Die exotischen Abenteuer des Erich Wustmann
Erich Wustmann besuchte allein und mit seiner Familie die Völker der Welt.
Seine Fernsehsendungen "Unter Indianern, Lappen und Beduinen" waren Straßenfeger, seine Bücher gab´s nur unterm Ladentisch : Erich Wustmann war der berühmteste Forschungsreisende und Völkerkundler der DDR, dessen Bestseller immer auch parallel im Westen erschienen.Die Abenteuertouren begannen schon Ende der 20er Jahre, als er tollkühn mit einem Faltboot über die Nordsee nach Norwegen fuhr. Eine Richtung, die er später auch mit seiner Familie einschlug; seine älteste Tochter wurde am norwegischen Eismeer geboren. Das Volk der Sami (damals nannte man sie Lappen) war ihm ebenso vertraut wie später die Indianer Brasiliens und die Beduinen in der Wüste. Zu einer Zeit, als die DDR eine Mauer um sich zog, reiste er weiter durch die Welt.

Ma traduction : Les aventures exotiques (sic) d'Erich Wustmann.Il partait seul et en compagnie de sa famille à la découverte des peuples du Monde. Ses émissions de télévision "Parmi les Indiens, les Lappons et les Bédouins" (là je ne trouve pas de synonyme, mais en gros : -ses films balayaient les routes et paysages- à mon humble avis je pense que cela fait référence à sa façon de filmer), on ne trouvait ses livres que "sous" le comptoir. Erich Wustmann était le plus célèbre explorateur et ethnologue de la RDA dont les best-seller apparaissaient toujours parallèlement à l'ouest. Le tour de ses aventures commença à la fin des années 20, quand il eut l'audace de se rendre en Norvège par la mer du Nord en canot pneumatique. Une direction qu'il prit aussi plus tard avec sa famille ; sa fille aînée était née près de l'océan glacial norvégien. A cette époque le peuple lappon "Sami" lui était aussi familier que plus tard les Indiens du Brésil et les Bédouins dans le désert. Lorsque le rideau de fer (mur de Berlin) fut érigé lui continua à voyager de par le monde.

De sa plume sont nées une soixante d'oeuvres.

En voyant "bibliothèque de l'amitié" d'aucun aura pensé, encore un livre bien moral et catho, les gentils blancs d'un côté et les méchants indigènes de l'autre, et bien non justement ! j'en ai offert un exemplaire à Raphaèle/Ismaelita qui m'avait écrit :

"Effectivement, c'est une belle introduction à l'univers andin ! Je comprends que cela ait passionné la petite fille que tu étais. Et, chose rare, ce livre interroge la relation entre les différents mondes qui coexistent au Pérou.
Quand j'étais là-bas, j'ai marché quelques jours avec un jeune indien qui s'appelait justement Nilo. Il avait perdu ses parents pendant la guerre entre l'armée et le Sentier Lumineux."

Ce à quoi je lui avais répondu :

"Pour en revenir au Berger des Andes, je me suis longtemps demandé pourquoi ce livre m’avait tellement marquée ! Très tôt j’ai été confrontée à une espèce de « racisme social » : d’abord la situation géographique de l’Alsace, les histoires véhiculées de la dernière guerre mondiale, puis mes parents l’un protestant, l’autre catholique, et puis l’école primaire où les enfants de confessions différentes étaient séparés (les juifs allaient chez les protestants) et pas seulement ! les garçons et les filles aussi, pourtant c'était une école publique ! et aussi le fait d’être issue d’une famille nombreuse… et puis, et puis..... le regard des autres…… les injustices sociales…
Et dans ce livre, quand même ! il y a des photos ! et des illustrations ! Ayacucho et le Lac Titicaca sont situés sur le plan à l'intérieur de la couverture !
Les télés étaient rares, (quoique par intermittence nous en ayons eu et du coup ce sont tous les enfants voisins qui se rajoutaient à la tribu), les livres peu nombreux (j’ai éclusé toute la bibliothèque scolaire) et surtout j’avais une grand-mère qui savait raconter ! "

... et l'histoire se situe à Puno, Pucashinga,Tiahuanaco, le lac Titicaca...

A Mi Patxi

Nous voilà déjà demain et pourtant
Je suis encore en équilibre sur hier et aujourd'hui
Et c'est à cheval sur ces instants ephémères
Que je veux remercier Patxi d'exister
et tous ceux qui comme lui
aiment et souffrent de cette humanité...

06 août 2008

Le temps qui passe

Une amie, connaissant mon engouement pour l'Amérique Latine, m'a apporté "Dans la ville des veuves intrépides", illustration de la couverture Fernando Botero, roman qui serait "brillant, inventif, hilarant, par le fils spirituel de Gabo Marquez", dont l'auteur est un autre colombien : James Canon

Je me réjouis évidemment de le lire MAIS...

ma tête est fatiguée, ma main paresseuse, j'ai donc flâné, une fois de plus, dans cette ville dont je ne me lasse pas, ai fait une photo de la naïade dans mon jus de tomate, qui en réalité était d'un rouge translucide, mais...

et puis nouvelle découverte, la fonction "nuit" de cet outil magique qu'est mon appareil photo, et à 23 h 31 dans la nuit noire cela donne :

05 août 2008

Merci Marc

Je viens de recevoir un mega super cadeau de Marc :

par ici

Là tu me fais vraiment plaisir !


03 août 2008

Un parc




Mais quoi est-ce donc au juste ? un kaléidoscope pour voir le monde en couleurs, une maisonnette, un kiosque, un abri, une gloriette, non !

... une oeuvre d'art
"Une construction dodécagonale constituée d'une armature de fer sur les parois verticales de laquelle sont insérées des verres de couleur ocre clair et, sur le toit, des verres de couleur bleue, rouge, jaune et verte. Enfin la construction à l'apparence d'une gloriette est munie d'une porte et de trois fenêtres aux verres incolores. A l'intérieur, une tablette de verre destine à accueillir une boîte d'aquarelles utilisable par un artiste qu'attend un siège de hêtre lui aussi à douze côtés ."

La suite des photos sur Diaporamas dans la rubrique "Ma galerie publique"... où vous découvrirez entre autres oeuvres le "genius loci" de giulio paolini

mais aussi une athmosphère particulière, de très très vieux arbres, un "lapin maigre", "un bonhomme la tête dans les nuages", et surtout, mais chut ... !!! ... les arbres ont des oreilles...

... j'me la pète à travers la lorgnette ...

... j'prend mon pied à photographier ...

... à saisir des instants d'éternité ...

détail d'une énooorme vasque

Diaporama

SUPER !!!
J'ai trouvé comment faire apparaître (par magie) un diaporama dans la colonne de droite ! Du coup je n'ai plus le message de celui concernant le jardin botanique (suite) ni le commentaire d'Emi qui je l'espère me pardonnera !

26 juillet 2008

Au Tagger Inconnu

Ce matin, sortie très tôt, dans la ville la braderie annuelle, j'ai tracé dans la foule, me suis dépêchée, ai retrouvé un libraire de livres neufs et anciens, à côté de la cathédrale, suis tombée sur un recueil de poésie "Contre l'absurde crescendo" de Julie Carpentier illustré par Frank Wohlfahrt (qu'on peut traduire par voyage agréable), l'ai acheté et vous livre "l'objet" du titre de ce post :

D'où es-tu ? J' habite la ville
Qui es-tu ? Clandestin nocturne
Je suis la main qui fait hurler la couleur
Sur le mur décrépi
La muraille branlante
La palissade ouverte
Où la cloison lépreuse
Que veux-tu ? Je veux forcer vos yeux
Je suis l'artiste, le créateur autoritaire
Qui au petit matin, offre sa fresque fraîche
Aux blâmes des regards qui errent
Pleins de sommeil et de soucis retrouvés.
Je ne dégrade pas, je régale vos murs
De mes printemps malades.
Naïf je ne fais que passer
Mais mon oeuvre éphémère
Furtivement tracée
Venue de mes nuits blanches
Exutoire de ma violence
Est l'élan généreux, spontané et bavard
De l'anonyme et banal passant
Que vous n'avez jamais reconnu d'un regard.


22 juillet 2008

Jardin botanique



Samedi j'ai eu l'idée, qui me paraît fumeuse aujourd'hui, d'installer Picasa - diaporamas...

Hélas, p..... de b.... de m..... je n'y comprends rien ! Je me suis tellement bien débrouillée que toutes les photos de mon blog avaient disparues, au coin de la rue... (photos que j'ai passé des heures hier soir à remettre en place).

Donc, dimanche matin après un p'tit déj sur une terrasse, mes pas m'ont menée dans les traces de ceux si souvent emrpuntés via le jardin botanique, une petite merveille qui date de ?

"Le Jardin Botanique s'étend sur une superficie de 3,5 hectares en plein centre ville. Le passé du Jardin est digne d’un roman. Il s’agissait d’abord d’un ancien cimetière au XVIIème siècle sur lequel, en 1633, la ville fit construire une serre. Pendant la Révolution, son directeur y fit enterrer les plus belles statues de la Cathédrale, les sauvant ainsi de la destruction. Lors du siège de Strasbourg en 1870, les troupes allemandes empêchant l'accès aux cimetières situés extra muros, le Jardin Botanique retrouva sa première fonction et 1.600 personnes y furent enterrées. Comprenant aujourd’hui 6.000 espèces différentes d’arbres et de plantes, le Jardin appartient à l'Université Louis Pasteur qui en assure l'entretien et la responsabilité scientifique. En effet, une partie du Jardin est consacrée à des plates-bandes expérimentales destinées à la recherche. Il constitue un musée vivant pour les étudiants mais reste libre d’accès à tous. "

Bref une petite merveille, peuplée de grenouilles (elle est belle non ? celle qui complaisamment a accepté de poser) et d'écureuils... et de poisson rouges géants (enfin peut-être sont-ce des carpes maintenant)...
Pour les diaporamas je ne sais pas encore.
Comme je ne suis pas plus douée pour installer de la musique sur ce blog j'écoute en ce moment même "La Francolatina" Chavela Vargas qui interprète Macorina...
Merci à Raphael

19 juillet 2008

PERUANISTA : La nacionalidad quechua en el mundo




Photo Tom 2006 (j'adore le bonnet de la petite fille)

Je vous suggère le blog "Peruanista" qui nous a concocté un post agrémenté de plusieurs vidéos sur Ecuador, Peru, Argentina et Bolivia :
PERUANISTA: La nacionalidad quechua en el mundo

06 juillet 2008

Un jardin

Les jardins ouvriers appelés pudiquement jardins familiaux aujourd'hui,


Havre de tranquilité, refuge, défouloir, retraite, catalyseur d'émotions, lieu de réflexion sereine souvent, oxygène urbain, nature, videur d'idées noires parfois, un bonheur pour moi ce petit bout de terre du vaste monde, qui me permet de m'oublier, d'oublier la m.... dans le Monde et de le contempler différemment...

Hier j'ai découvert la fonction macro sur mon appareil photo, je ne suis pas peu fière des premiers résultats associés aux noms évocateurs de poésie et de voyages lointains...


Verveine de Buenos Aires, fleurit tout l'été sur longue tige, ondule au moindre souffle de vent, évoque le grand large...

Passiflore, une architecture magnifique, compliquée...


... ou fleur de la passion

Butineuses sur lavande

Roses trémières

Hibiscus

Lis orange

Autre butineuse couverte de pollen



17 juin 2008

Proxima estacion : Esperanza

Esperanza, combien de fois ce mot sur mes lèvres, sur celles d'autres, depuis des millénaires, combien de fois a-t-il nourri les rêves ?
Merci MANU, pour ce concert géant de 3 heures ! ce voyage musical mémorable ! 3 heures de bonheur !
Merci Manu Chao !

Nous étions heureuses les copines, quadra, quinqua, voire sexa, mais toujours sexy ! Une vraie expédition, prendre le tram, puis à pied, retrouver la foule, sans doute 10 000 personnes.
Carrément d é c h a î n é e s, chantant et dansant...

Dommage que cette foule ne soient pas venue à la manif, une de plus, organisée le lendemain devant le Parlement européen.

Voeu pieu un samedi comme un autre...



C'est tellement vrai...



Manif samedi après midi 14 juin, vue de ma fenêtre, d'année en année, ce cortège... ou un autre,

Arrivera-t-il le jour où cette "différence" ne sera plus considérée comme telle, mais effectivement comme une richesse, où toutes les différences seront une richesse, quelles que soient les origines, la couleur de la peau, les orientations sexuelles...
Arrivera-t-il ce jour où toute notion de différence se sera plus qu'une qualité ?